POMPES À CHALEUR (PAC)

Une pompe à chaleur est un système qui transfère de la chaleur d’un milieu à un autre, au moyen d’un fluide adapté. L’air, le sol ou l’eau contiennent toujours des calories que les capteurs de la pompe à chaleur peuvent récupérer pour chauffer votre logement. La pompe à chaleur permet ainsi de restituer plus d’énergie qu’elle n’en consomme.

Autre avantage, certaines pompes à chaleur, notamment les aérothermiques, sont dites « réversibles », c’est-à-dire qu’elles peuvent rafraîchir le logement en été.

Pour comparer les pompes à chaleur aux autres solutions de chauffage:

Consulter le comparatif des différentes solutions de chauffage individuel

En savoir plus sur le fonctionnement des pompes à chaleur

QUELLES SONT LES DIFFÉRENTES SOLUTIONS ?

Il existe de très nombreuses solutions, selon le milieu où est captée la chaleur, la façon dont elle est restituée au logement, la nature des fluides contenu dans les capteurs et la pompe à chaleur, etc….  On parle ainsi de pompes à chaleur sol/eau, air/eau, eau/eau,…. Dans la plupart des cas, le premier terme désigne le milieu dont est extraite la chaleur, le second le moyen par lequel elle est transmise au logement.

On distingue deux grandes familles de pompes à chaleur :

Les pompes à chaleur géothermiques

La chaleur provient soit du sol, soit de l’eau d’une nappe. Selon le type de fluide présent dans le circuit enterré, on parle soit de PAC sol/eau (fluides frigorigènes), soit de PAC eau glycolée / eau, ces deux solutions ne présentant pas les mêmes performances (voir le comparatif des solutions de pompes à chaleur).

Il existe trois grands types de solutions :

  • La géothermie horizontale, avec l’installation d’un réseau de capteurs enterrés à une profondeur de 0,6 à 1,20 m. Disposer d’un jardin d’une taille suffisante, et qui ne soit pas trop rocailleux est nécessaire. On estime la surface des capteurs nécessaires de 1,5 à 2 fois la surface habitable à chauffer.
  • La géothermie verticale : selon les besoins de chauffage, une ou plusieurs sondes sont installées par forage à environ 70 m de profondeur.
  • Les pompes à chaleur sur eau de nappe : un forage ou deux forages permet de puiser les calories dans une nappe phréatique peu profonde (moins de 100 m). Il est également possible d’installer ce type de pompes à chaleur sur des rivières. Dans tous les cas, un certain nombre de démarches, voire une autorisation administrative préalable sont nécessaires.

Les pompes à chaleur aérothermiques

Elles puisent la chaleur directement dans l’air extérieur, et peuvent être installées à l’intérieur ou à l’extérieur du logement.

  • PAC air/eau : la chaleur prélevée dans l’air l’extérieur chauffe un circuit d’eau chaude de chauffage (radiateurs, plancher chauffant ou ventilo convecteurs)
  • PAC air/air centralisée : la chaleur prélevée dans l’air extérieur est réinjectée dans l’air intérieur via une seule unité intérieure, placée dans les combles ou derrière un faux plafond. Un système de gaines alimente en chaleur les différentes pièces (on parle aussi de pompe à chaleur gainable). Seules apparaissent dans les pièces les grilles de diffusion.
  • splits et multi splits : selon la taille du logement, une unité intérieure peut être installée dans chaque pièce. Cela nécessite moins de travaux intérieurs que la solution à air centralisée. Les unités de diffusion d’air peuvent être placées en bas des murs, en plafonnière, ou encastrées en faux plafond.

Consulter le comparatif des différentes solutions de PAC

Pour en savoir plus sur les pompes à chaleur :

Points de vigilance

  • La pose et l’entretien doivent être effectués par un professionnel qualifié.
  • Ce type de chauffage nécessite en effet des savoir-faire pointus et liés à plusieurs corps d’état (électricité, chauffage).Il existe notamment une démarche de certification de professionnels « QUALIPAC ».
    En savoir plus sur QUALIPAC
  • La mise en place d’une PAC doit être réalisée à condition que les émetteurs de chaleur (radiateur fonctionnant en basse température, plancher chauffant…) soient adaptés.
    Pour en savoir plus sur les  émetteurs

COMMENT ÉVALUER LA PERFORMANCE D’UNE POMPE À CHALEUR ?

Certification la plus répandue sur le marché français, la marque « NF PAC » sur les équipements permet de s’assurer du respect des différentes normes en vigueur et constitue une garantie de performance minimale. Il existe également sur les pompes à chaleur l’Éco label européen, ou, pour l’aérothermie la certification Eurovent.

L’efficacité d’une pompe à chaleur se mesure grâce au coefficient de performance (COP), qui mesure la quantité de chaleur produite en fonction de l’électricité consommée. Un COP de 3,4 signifie que pour 1 kWh consommé, la PAC restitue 3,4 kWh.

Le COP nominal de la pompe à chaleur, indiqué dans le catalogue des fabricants, est mesuré en laboratoire dans des conditions précises, mais qui varient selon le type de PAC (géothermique / air/eau…). Il sert de base aux critères de performance des aides financières, et permet de comparer les équipements de même type entre eux.

Il est différent du COP moyen annuel, qui lui mesure la performance en conditions réelles d’utilisation sur une année entière, et donc les économies que vous pourrez attendre de votre installation. En effet, pour les pompes à chaleur Air/air ou air /eau, le COP varie en fonction de l’écart de température entre l’intérieur et l’extérieur. Vous pouvez demander à votre installateur de vous renseigner sur le COP moyen annuel de l’équipement qu’il vous préconise.

QUE DIT LA RÉGLEMENTATION ?

Depuis le 3 mai 2007, les travaux de rénovation sont soumis à une réglementation appelée « Réglementation Thermique dans l’existant, élément par élément ».

Celle-ci impose des performances minimales à respecter, notamment un COP minimal en mode chauffage dans les conditions normales d’utilisation de 2,7, à l’exception des PAC eau / eau sur nappe phréatique pour lesquelles le COP minimale doit être de 3,2. Votre entreprise devra vous proposer des équipements qui respectent cette réglementation.

Pour en savoir plus, sur la réglementation

PEUT-ON BÉNÉFICIER D’UNE AIDE FINANCIÈRE ?

Le crédit d’impôt au 1er janvier 2015

Il n’y a plus de crédit d’impôt pour les PAC air/air.

Pour les PAC géothermiques et air/eau, les COP doivent être supérieurs ou égales à 3,4 dans les conditions précisées dans l’arrêté du 13 novembre 2007.

Le taux du crédit d’impôt s’élève 30%. Les PAC doivent être installées par un professionnel Reconnu Garant de l’Environnement (RGE).

Pour en savoir plus  sur le crédit d’impôt

L’éco-prêt à taux zéro

Pour bénéficier de l’éco-prêt à taux zéro pour l’installation d’une pompe à chaleur autre que air /air (non éligibles), les COP doivent être supérieurs ou égaux à 3,4 (dans les conditions précisées dans l’arrêté du 13 novembre 2007). Les PAC doivent être installées par un professionnel Reconnu Garant de l’Environnement (RGE).

Pour bénéficier de l’éco-prêt à taux zéro, il faut soit réaliser une autre catégorie de travaux éligible à l’éco-prêt, soit faire les travaux préconisés par une étude thermique.

Pour en savoir plus sur l’éco-prêt à taux zéro

Contenu rédigé par le Club de l’Amélioration de l’Habitat.