QUELS SONT LES DIFFÉRENTS TYPES DE CHAUDIÈRES ?

Tous les types de chaudières peuvent produire soit du chauffage seul, soit du chauffage et de l’eau chaude sanitaire (on parle alors de chaudière mixte).

  • La chaudière « standard »
  • La chaudière « basse température » (fioul, gaz naturel, propane) : elle produit de l’eau à 50°C au lieu de 80/90°C. Le rendement est meilleur que celui d’une chaudière « standard »
  • La chaudière à condensation : elle condense la vapeur d’eau des gaz de combustion pour en récupérer la chaleur et préchauffer l’eau du circuit de chauffage.
  • La « chaudière » électrogène : elle produit du chauffage et de l’électricité, en couplant un moteur et une chaudière gaz à condensation. Les gammes de puissance aujourd’hui disponibles conviennent à un appartement ou à une maison.

Consulter le comparatif des différentes solutions de chauffage combustible

QUELLES SONT LES PRÉCAUTIONS À PRENDRE ?

  • Choisir des chaudières avec programmation centralisée et sans veilleuse permanente.
  • Pour les chaudières basse température ou à condensation, le rendement est encore meilleur avec des émetteurs adaptés (dit « chaleur douce »). Les précédents radiateurs peuvent toutefois être adaptés à ces chaudières, notamment s’ils étaient sur-dimensionnés, ou si des travaux d’isolation ont été faits dans le logement. Parlez-en à votre installateur.
  •  Une visite annuelle par un professionnel est obligatoire. Celui-ci va la nettoyer, effectuer les réglages et contrôles nécessaires pour un bon fonctionnement de l’installation. Une chaudière bien réglée consommera moins d’énergie et rejettera moins de CO2.
  • Dés lors que l’on installe une chaudière à condensation, le professionnel doit vérifier la compatibilité du système d’évacuation des fumées (conduit ou ventouse).
  • L’installation de ce type d’appareil nécessite des précautions concernant la ventilation

Pour en savoir plus sur les appareils à gaz raccordés

Astuces

  • La pose d’une sonde de température extérieure est conseillée pour une chaudière condensation.
  • À l’occasion d’un changement de chaudière, demandez à votre professionnel de vérifier s’il faut procéder au désembouage et au détartrage de votre circuit d’eau chaude. Cela prolonge la durée de vie de l’installation et lui assure une meilleure efficacité, donc de moindres consommations.
  • Tous les ans, purgez votre installation : une installation contenant de l’air est en effet moins efficace, donc plus consommatrice. Vous pouvez demander au professionnel chargé de l’entretien de vous montrer comment procéder.

En maison :

  • Prendre soin de calorifuger les vannes et accessoires de diamètre importants. Cela limite les déperditions de chaleur. Le calorifugeage doit être continu.
  • Lorsque deux tuyauteries d’eau chaude pour le chauffage sont suffisamment rapprochées et de faible section, elles peuvent être réunies dans un même manchon.

QUE DIT LA RÉGLEMENTATION ?

Depuis le 3 mai 2007, les travaux de rénovation sont soumis à une réglementation appelée « Réglementation Thermique dans l’existant, élément par élément ».

Celle-ci fixe un rendement minimal des chaudières selon leur puissance (les chaudières basse température ou à condensation respectent toujours la réglementation). La réglementation impose le calorifugeage en cas d’installation ou de remplacement de circuit de distribution de chaleur, et oblige à l’installation d’équipement de régulation/programmation. Votre entreprise devra vous proposer des équipements qui respectent cette réglementation.

Pour en savoir plus sur la réglementation thermique

PEUT-ON BÉNÉFICIER D’UNE AIDE FINANCIÈRE ?

Le crédit d’impôt au 1er janvier 2015

Les chaudières à condensation bénéficient d’un crédit d’impôt de 30%. Elles doivent être pourvues d’un programmateur de chauffage et être posées par un installateur Reconnu Garant de l’Environnement (RGE).

Pour en savoir plus, sur le crédit d’impôt

L’éco-prêt à taux zéro

On peut bénéficier d’un éco-prêt à taux zéro pour l’installation ou le remplacement d’une chaudière à condensation, pourvue d’un programmateur de chauffage et posée par un professionnel Reconnu Garant de l’Environnement (RGE).

Pour bénéficier de l’éco-prêt à taux zéro, il faut soit réaliser une autre catégorie de travaux éligible à l’éco-prêt, soit réaliser les travaux préconisés par une étude thermique.

Pour en savoir plus, sur le l’éco-prêt à taux zéro

Contenu rédigé par le Club de l’Amélioration de l’Habitat.