QUELLES SONT LES DIFFÉRENTES SOLUTIONS ?

  • Isolation sous plancher, à condition que la hauteur sous plafond soit suffisante (pose de panneaux en sous face de dalle, pose d’isolant en faux plafond, flocage).
  • Isolation sur plancher (voir fiche Isolation du plancher bas sur terre plein ou vide sanitaire non accessible).
  • Isolation sous voutains (voir la faisabilité avec un professionnel).
  • Isolation par remplissage du plancher, si celui-ci est à ossature bois ou métal.

QUELLES SONT LES PRÉCAUTIONS À PRENDRE ?


Source image : www.ecomet.fr
  • Si une isolation en sous face de plancher est réalisée, il faut veiller à laisser apparent les boîtiers de dérivation électrique et à déplacer les points lumineux.
  • L’isolation par flocage a une épaisseur limitée (7-8 cm) pour éviter les éventuels décollements de matériau dus à un poids trop important.
  • Si un coulage de béton de propreté est réalisé dans une cave en terre battue, laisser en périphérie un espace libre avec des gravillons qui permet les échanges d’humidité et la respiration des maçonneries.

Points de vigilance

Les Produits Minces Réfléchissants (PMR) quelquefois appelés malheureusement isolants minces ne sont pas des produits miracles : quelques centimètres ne sont pas équivalents à 20 cm d’isolant « classique » comme les publicités l’ont parfois laissé croire ! Ils sont coûteux et susceptibles de jouer  un rôle de complément d’isolation et il faut les poser avec une grande précaution (mettre une lame d’air entre la paroi et l’isolant) pour qu’ils n’engendrent pas de désordres (risque de condensation).

COMMENT ÉVALUER LA PERFORMANCE DES PRODUITS ?

L’efficacité des isolants est mesurée par leur résistance thermique R, indiquée sur l’étiquette de la certification Acermi du produit. La résistance R varie en fonction de l’épaisseur et de la nature du matériau. Plus R est grand, meilleure est l’isolation.

QUE DIT LA RÉGLEMENTATION ?

Depuis le 3 mai 2007, les travaux de rénovation sont soumis à une réglementation appelée « Réglementation Thermique dans l’existant, élément par élément ».

Vous êtes soumis à cette réglementation si le plancher est composé de terre cuite ou de béton.

Pour un plancher bas donnant sur un local non chauffé, il est obligatoire de poser un isolant tel que R≥ 2. Cela correspond par exemple à au moins 8 cm de polystyrène expansé ou de laine minérale.

PEUT-ON BÉNÉFICIER D’UNE AIDE FINANCIÈRE ?

LE CRÉDIT D’IMPÔT À COMPTER DU 1ER JANVIER 2013

Pour obtenir le crédit d’impôt pour des dépenses de travaux effectuées depuis 2013, il faut à minima poser en plancher de combles perdus un isolant tel que R ≥ 3 et que l’isolant ait été posé par un professionnel ayant la qualification RGE (Reconnu Garant de l’Environnement). Cela correspond, par exemple, à 12 cm de polystyrène expansé.

Le crédit d’impôt s’élève à 30% même sans bouquet de travaux. Il s’applique sur le matériel et la main d’œuvre dans la limite d’un plafond de dépense de 100 € TTC / m².

En savoir plus sur le crédit d’impôt et les autres aides financières.

LES CERTIFICATS D’ECONOMIES D’ENERGIE

Cette aide financière est donnée par les fournisseurs d’énergie (les “obligés” : Total, EDF, GDF, grande distribution, …). Les critères d’éligibilité sont les même que pour le crédit d’impôt, donc R ≥ 3. Par contre il faut s’inscrire auprès d’un “obligé” avant de signer votre devis.

Ces aides sont fonction de la surface d’isolant et du type d’énergie que vous avez dans le logement, et varie entre 3,5 et 27 € / m² d’isolant, suivant vos conditions de ressources.

L’ÉCO-PTZ

Ce sont toujours les mêmes critères thermiques à respecter que ceux du crédit d’impôt. Il est possible de l’intégrer à un éco-PTZ, mais l’isolation du plancher ne compte pas comme une action du bouquet. Il faut donc avoir au moins deux autres catégories de travaux éligible à l’éco-prêt.